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Meldois
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Journal d'un poilu... sur facebook.

le Dim 14 Avr 2013, 21:21
Une idée vraiment sympathique développée par le Musée de la Grande Guerre de Meaux : une fiction autour de la page facebook d'un poilu de la grande guerre. Une idée vraiment originale de raconter la guerre. J'adhère !

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Ci-dessous 2 articles qui en parlent : le premier est tiré du site Tom's Guide (webzine spécialisé dans les nouvelles technologies), et le second du Parisien.fr


Facebook 1914 : journal d'un Poilu 2.0
Par Edouard le Ricque12 avril 2013 10:40 - Source: Facebook







En ligne depuis 2004, Facebook n’avait pas d’équivalent auparavant. Cependant, on peut se demander comment ce service aurait été utilisé durant les décennies passées ? Le musée de la Grande Guerre de Meaux a mené l’expérience en produisant ce qu’aurait pu être le profil Facebook d’un poilu français.

Léon Vivien est né le 10 septembre 1885 à Paris. Instituteur et marié à Madeleine, il doit en 1914 être père dans les mois à venir. Un rendez-vous chez le médecin militaire va chambouler son existence comme celle de nombreux autres Français d’alors. Cette page, c’est le journal d’un poilu à la sauce 2.0, soit avec plus de spontanéité et les réactions en plus. Oui, parce que Léon a des amis et de la famille qui suivent son compte Facebook. De facto, ils répondent à ses posts, les commentent, ce qui apporte une profondeur non négligeable à l’expérience du musée. Pour ne pas mélanger les périodes, ces commentaires sont affichés sous forme de photos. Les internautes qui visitent la page peuvent néanmoins commenter les posts.



« Pour la première fois, un musée, en reprenant tous les moyens narratifs propres à Facebook, va offrir aux Français la possibilité de vivre au jour le jour le quotidien d’un poilu », explique Michel Rouger, directeur du musée de Meaux.

Un projet qui sera actualisé du 10 avril au 17 mai 2013 grâce aux 30 000 documents et objets du musée de la Grande Guerre de Meaux. En moyenne, cinq posts seront réalisés chaque jour. Pour son lancement, la page de Léon Vivien contient déjà plus de 200 posts.

Michel Rouger ajoute enfin que « c’est une manière originale pour les jeunes générations de découvrir cette période de l’Histoire, à travers un outil qui leur est familier. »



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« Nous oublions notre chance d’être nés dans la paix » TÉMOIGNAGE : Jean-François Bouchet concepteur- rédacteur à l’agence DDB, qui alimente la page Facebook

Propos recueillis par Valentine Rousseau - Publié le 11.04.2013

Avec Emmanuel Courteau, directeur artistique de l’agence DDB, Jean-François Bouchet, concepteur-rédacteur, a exploité les archives du musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux afin d’alimenter la page Facebook imaginaire de Léon Vivien.

Quel message souhaitez-vous transmettre à travers cette page Facebook?
Note génération n’a jamais connu la guerre et le dernier témoin français de la Première Guerre mondiale, Lazare Ponticelli, est décédé en 2008.
Facebook permet de toucher les 15-35 ans, pour leur montrer ce qu’ils auraient pu poster si on était en 1914. On parle souvent de devoir de mémoire mais nous oublions notre chance d’être nés dans une époque et dans un lieu en paix.

Pourquoi avoir choisi un soldat instituteur dans le civil?
Nous voulions, avec le musée de la Grande Guerre, un soldat lettré, suffisamment éduqué pour raconter des faits plausibles mais pas non plus bénéficiaire d’appui pour être réformé. Au début, il est trop chétif pour être mobilisé. Mais la guerre a tué un million de personnes en août et septembre 1914. Léon Vivien sera appelé en novembre, quand le conseil de révision aura décidé d’enrôler les réformés de justesse. Il est le fantassin type.

Quelle anecdote vous a marqué au cours de vos recherches?
En juin 1914, la France est plongée dans l’affaire Caillaux, ministre des Finances dont l’épouse, Henriette, assassine Gaston Calmette, le directeur du « Figaro ». Le journal avait publié des lettres d’amour et de manœuvres, envoyées par Joseph Caillaux à Henriette, alors qu’elle n’était encore que sa maîtresse. Henriette a été acquittée et le 29 juillet, la presse avait titré « Le verdict de la honte ». La déclaration de guerre de l’Autriche à la Hongrie était reléguée au second plan, alors que la France était à trois jours de la mobilisation générale.

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