Au message précédent.
L'augmentation du bassin de population francilien qui est prévue correspond à un accroissement naturel de population et pas à une volonté forcenée de concentrer davantage. Comme vous, je déplore la désertification de régions entières et l'obligation faite à leurs habitants de s'en aller ou de se voir coupés de toute perspective économique mais je ne voudrais pas qu'on agisse de manière coercitive: bloquer autoritairement le développement des métropoles existantes pour contraindre habitants et entrepreneurs à aller ailleurs.
Un Parisien, un Francilien a vocation (sauf quelques rares exemples) à demeurer sur "la terre de ses ancêtres" près de sa famille et de ce fait il vaut prévoir l’augmentation naturelle de population de la région.
Castres et Mazamet sont de fort belles villes, dans un environnement magnifique où je pourrais bien plus facilement qu'à Meaux faire du vélo, en plus. Aller m'y installer, je peux l'envisager (je n'y connais que très peu de monde mais après tout à Meaux c'est pareil) Seulement je suis célibataire et retraité.
Allez dire à des jeunes qui ont toujours vécu en RP que
pour leur bien (si on a créé un bassin d'emploi là-bas) comme pour le bien de l'aménagement du territoire, ils DOIVENT aller se poser là-bas et ils vous souffleront dans les bronches en majorité et s'ils sont plus âgés c'est pareil: leur progéniture qui laisserait club de sport, copains, copines etc. ferait de la résistance active.
Il faut faire ce qui est du domaine du possible pour que les Castrais puissent se maintenir à castres (en respectant leur liberté individuelle), favoriser un rééquilibrage sur la base du volontariat, mais pas davantage. 80.000 hab de plus par an sur plus de 10 millions en région parisienne, ce n'est même pas une fraction de l'accroissement dû à la natalité!
Le maintien et même le développement des autres régions doit se faire: mais
de manière incitative, pas coercitive et n'en déplaisent aux néo-libs, en tenant compte d'une
planification (j'entends de suite les ricanements:
Albanie, URSS: je ne savais pas que de Gaulle était un stalinien forcené)
__________________
Ça, c'était pour les généralités. Pour le gincko maintenant.Sauvegarder le patrimoine, quel qu'il soit, cela s'impose. Mais pas forcément par la fossilisation de chacun de ses éléments surtout quand c'est du vivant, qui par définition nait, se développe, vieillit et meurt. Il y a un moment dans une ville (voire sur des sites magnifiques) où une rangée de platanes** touchés par la maladie doit disparaître, être remplacée par autre chose. Ce que l'on doit exiger, c'est la transparence et l'explication; pas que les habitants se réveillent un matin au bruit des tronçonneuses. Idem pour un arbre exotique (pas sûr d'ailleurs que quand il a été planté des Meldois n'ont pas râlé contre cette importation, pas dans les habitudes locales^^)
** Le canal du Midi classé par l'UNESCO sans ses platanes, vous imaginez? Pourtant ils vont quasiment tous être rasés, touchés qu'ils sont par la maladie ce qui entraînera sans doute son déclassement. Seulement ils sont si malades que c'est indispensable. Il faudra deux siècles au bas mot pour qu'on retrouve l'état actuel, avec les nouvelles plantations d'arbres de substitution. Etat actuel qui d'ailleurs, pour magnifique qu'il soit, ne correspond en rien à ce qu'il était quand le canal du midi, voie alors purement fonctionnelle, fut mis en service
Si nous étions dans une ville au bétonnage extrême, je dirais stop. Mais je suis bien obligé de constater qu'entre le Pâtis et Chenonceaux, des efforts sont accomplis plus que significatifs et qu'il faut les amplifier par des réserves foncières acquises peu à peu - par exemple lors de la démolition d'habitat insalubre - pour créer des mini squares si la population le veut... mais sans lui mentir: c'est très cher à acquérir, à concevoir et à entretenir donc ce qui est fait là ne sera pas fait ailleurs. De là à se battre arbre par arbre, à compter ensuite le nombre de géraniums dans chaque plate bande (opportunité de signaler que cette année elles font moins
goût de chiotte: plus d'harmonie dans les couleurs moins mélangées et moins nombreuses. En plus il semble qu'on ait privilégié des espèces pas gourmandes en eau)
J'aurais aimé qu'on dise:
"ce gincko doit disparaître pour telle raison, en contrepartie nous plantons ceci ou cela ici" ou
"nous suggérons que la municipalité compense la disparition du gincko par ceci ou cela"Un jour, le grand cèdre de Livry gargan (consolidé par des chaînes) devra aussi disparaître, tout comme celui du Jardin des Plantes à Paris. On fera quoi? On s'immolera sur la place publique ou on cherchera à planter quelque chose qui, dans trois siècles, sera le pendant pour les générations à venir, au lieu de s'accrocher à l'indéfendable?
Extrapolons. Si un jour ce qu'on appelle
la tour du bourreau (que je nomme la dent creuse) doit dégager, je n'en serais pas ému le moins du monde quitte à ce qu'elle soit reconstruite ailleurs tant ce truc, qui ressemble plus à un bout de blockhaus de la seconde guerre mondiale qui aurait ramassé cinq obus de sherman qu'à une tour médiévale, offre peu d'intérêt, même si c'est "vieux". Rien à voir avec les remparts, rien à voir avec la cathédrale St Etienne. Quitte à la "remonter" ailleurs dans la cadre d'un chantier d'insertion, si des passéistes s'accrochent à elle.
En l'espèce, je vais être très clair: à l'origine de l'affaire gincko, il y a une dénonciation
d'une forfaiture de plus faite par l'horrible JF Copé, par une personnalité locale qui lui en veut beaucoup parce qu'elle a largement contribué à son implantation à Meaux (ce qu'elle omet soigneusement de nous rappeler) et qui est fâchée que ses immenses mérites n'aient pas été remarqués par le suzerain.
Le monsieur a beaucoup à se faire pardonner (l'implantation de Copé) mais qu'il ne cherche pas à se dédouaner à bon compte. On ne le suivra qu'au cas par cas (la destruction de la maison d'arrêt, j'étais vigoureusement contre et je l'ai dit) mais sans se faire instrumentaliser. La lutte anti Copé est légitime; pas avec ceux qui l'ont installé et qui devraient tirer les conséquences de leur monumentale erreur de jugement.