Bon tout est dit, dans un sens ou dans l'autre du moins à mon avis^^ pas question évidemment de déclarer le sujet clos, c'est du seul ressort du tenancier de cet établissement.
Rien n'empêche à la limite le non fumeur d'accompagner ses collègues fumeurs pour bouffer un carré de chocolat^^
Moi je me dis que si j'étais DRH, je préférerais avoir un gars qui va s'en griller une de temps à autre et qui de ce fait sera détendu, pas à cran et donc plus productif.
Le fumeur, en vous suivant... se déclarerait non fumeur lors de l'entretien d'embauche et serait dans cet état (à moins que vous n'imposiez une analyse de sang pour détecter la nicotine, sans compter le hasch ou l'alcool voire divers psychotropes mais là on est carrément dans G Orwell). En outre résumer l'efficacité des gens à leur temps de présence effectif, sauf pour les gens rivés à une chaîne, c'est un peu... réducteur. On peut aussi imaginer la généralisation de la contractualisation des pauses, comme pour les caissières qui y ont droit, fumeuses ou non,... qui sont unanimes à déclarer ce système affreux.
Cela dit, un type qui prendrait des pauses significatives non contractuelles et qui en retour partirait à l'heure pétante tous les jours, même en laissant un boulot urgent en plan, je lui en ferais la remarque (amicale mais ferme).Pour ma part j'avais, quand je bossais dans un CDI de collège, une réputation de
bourreau de travail tout à fait usurpée parce que je faisais 32 à 36h de présence au lieu de 30 sans toucher un kopeck de plus - préférant étaler dans le temps l'ensemble de mes activités, mettre deux heures à ranger les livres plutôt qu'une, etc. Choix personnel dicté en partie par le fait que je vivais seul, sans contrainte familiale, mais pas seulement: j'aime prendre mon temps. J'aurais aussi pu densifier à l'extrême et ne faire que 25h en effectuant les mêmes tâches de façon accélérée et démoniaque - mais là j'aurais été un
glandu pour l'entourage, parce que ne faisant pas ses trente heures.
Cela dit, il est tout à fait regrettable que des gens souffrent d'addiction. J'en sais quelque chose pour avoir fumé jusqu'à 50 cigarettes par jour depuis ma grande jeunesse (ma mère, connement, ne se sentait pas le droit de me l'interdire, étant elle même une grosse fumeuse. Du coup à 15 ans je tondais des pelouses des heures chaque semaine, pour assouvir ma dépendance). J'ai arrêté le 31 décembre 1972 à 21 ans et demi et depuis je n'ai plus tiré UNE bouffée...
mais je SAIS que si je m'en grille une et une seule... ça repartira, 38 ans après. De ce fait, je devrais être plus irritable que les autres devant l'odeur de tabac (certaines fragrances - surtout celles des bons cigares - me donnent des grosses bouffées de désir)
et pourtant, si je suis intraitable dans les intérieurs, je ne le suis pas dans les extérieurs.
Et un quai de gare ouvert (je ne pense pas aux halls, évidemment) c'est tout aussi ouvert que la rue. Et si on ne peut plus fumer dans les intérieurs, pas chez soi à cause de ses gosses, et non plus pas dans les extérieurs, on va vers la prohibition du tabac, produit connu depuis des siècles.
Or je ne sais pas si vous le savez, mais la prohibition des substances consommées massivement, ça n'a jamais marché, nulle part dans le monde...