Petite contribution, juste pour revenir au simple sujet de la passerelle des Trinitaires et "participer démocratiquement" au choix du nom à lui affecter.
A une vingtaine de mètres du départ de la nouvelle passerelle, côté jardin des Trinitaires, le promeneur peut découvrir des blocs de pierre laissés à l'abandon sur lesquels figurent le nom de
Louis Geoffroy (1803-1879), maire de Meaux de 1867 à 1879. Fabien les signalait déjà, dans un billet du 24 février 2008, en précisant qu'il s'agissait des morceaux du piédestal érigé en l'honneur de ce maire.
Le buste de bronze qu'il supportait, oeuvre du sculpteur Moncel, avait probablement été fondu au moment de la Grande Guerre. La carte postale d'époque qui illustrait le billet donnait une fière image de Louis Geoffroy.
Louis Geoffroy n'est certes pas le seul maire de Meaux tombé dans l'oubli ou ignoré dans les listes de référence, on en connaît de plus récents ....Sic transit gloria meldensis !
Mais pourquoi ne pas réhabiliter la mémoire de cet homme, déboulonné de son piédestal en lui dédiant la passerelle Geoffroy?
Objection n°1 : il est totalement inconnu du peuple. Il part battu par rapport à ... Jean Jaurès, Victor Hugo, Paul-Vaillant Couturier, Georges Courteline et... Lula. Belle occasion justement d'étendre un peu l'espace hagiographique.
Objection n°2 : il a régné sur la Commune de Meaux dans une période troublée (la guerre de 1870, la Commune de Paris et la suite). Fut-il un "bon maire"? Par quels actes s'était-il signalé dans cette fonction ? Est-on certain qu'aucune casserole (financière, sexuelle, partisane....) ne viendrait entacher la vertu qui émane de son visage de bronze (c'est primordial par les temps qui courent) ? Wikipedia (en cas d'urgence, on cherche où l'on peut !) ne donne aucune précision sur le sujet et serait même reconnaissant d'être aidé à mieux connaître Meaux au XIX° siècle. Je n'ai pas eu le temps de consulter les bons documents disponibles ni d'interroger les historiens compétents.
Mais, de toute manière ...
Objection n°3 : c'est trop tard. Jamais ces questions ne seront mises au clair avant lundi prochain. Dommage. Je renonce donc, malgré mon statut de citoyen meldois à part entière, à participer au choix cornélien auquel j'étais invité et je me rallierai très démocratiquement à celui de la majorité des votants. Avec une petite préférence peut-être pour "... des Trinitaires".
Le dialogue entre Fabien et Benjamin dérivait vers un thème qui me paraît autrement important, si son traitement ne se confine pas dans la théorie et l'approche intellectuelle du sujet, mais aborde les actes concrets observées sur notre ville : la "démocratie participative". A suivre, peut-être !