Le désenclavement de l’hôpital concerne tous les habitants du centre-ville de Meaux et de ses abords immédiats.
J-F Copé a rappelé sa volonté d’obtenir l’adhésion la plus large possible avant de trancher.
Mais à qui a-t-on demandé un avis avant de choisir « la meilleure solution » ?
Aux seuls habitants du quartier Corniche-Flandres !
Comme si un tel chantier de 9,3M€ n'était qu'une réalisation marginale, ne concernant que ces habitants.
On croit rêver lorsqu’on entend certains d'entre eux redouter d’être victimes d’une « autoroute urbaine ». Il s’agit d’une dizaine de pavillons, directement impactés par les nuisances de la nouvelle voie et soucieux, à juste titre, d'être protégés contre ces nuisances (*), alors que des centaines d’immeubles et de maisons du centre-ville sont, depuis plusieurs dizaines d’années, victimes des pollutions de toute nature provoquées par l’importante circulation automobile liée à l’activité du centre hospitalier.
Le centre hospitalier est la première activité de la ville, et cette activité est en pleine croissance.
Mais on reporte à plus tard l’établissement d’un plan global de circulation sur l’ensemble de la zone concernée qui inclut à l’évidence les secteurs Jaurès, République, Gambetta, Henri IV, Saint Nicolas, Jean Rose, Clémenceau… Comme si le désenclavement de l’hôpital n’avait pas un rapport direct avec les autres plans en cours au niveau de la ville !
UN CURIEUX DÉSENCLAVEMENT
Les discussions avec les seuls habitants de Corniche-Flandres
(dans une ambiance bizarrement feutrée de Clochemerle local) ont abouti à un compromis : on retiendrait la solution d’une voie d’accès entrant vers l’hôpital, en sens unique, sur le pont déjà en place au-dessus du canal de l’Ourcq.Pour la voie sortante, on évoque sommairement un dégagement par les rues de Bonneuil et Jean Jaurès.
De nombreuses difficultés sautent aux yeux :- le passage de la rue Jean-Jaurès sous la voie SNCF sera-t-il mis lui aussi en sens unique, interdisant alors l’accès au cimetière et au chemin de Bouleurs ? Dans le cas contraire l’engorgement est inévitable à cet endroit.
- ce passage de la rue Jean-Jaurès sous la voie SNCF est, en tout état de cause, trop étroit pour permettre aux gros véhicules ayant affaire à l’hôpital d’échapper au « piège désenclavé » dans lequel ils se seront engagés ! Faudra-t-il les réorienter vers les rues Saint Fiacre et Saint Faron, exemples criants, dès aujourd’hui, des nuisances de l’enclavement : engorgement de la circulation et stationnement parasite.
- ceux qui franchiront l’obstacle, seront-ils invités à choisir la rue de Bonneuil comme voie de dégagement ? On imagine l’invraisemblable gymkhana des ambulances, en direction du Faubourg Saint Nicolas, de la rue Croix St Loup prolongée, de Joffre, Roosevelt … !
- si le débouché proposé est la rue Jean-Jaurès elle-même, la sortie de l’hôpital viendra alors encombrer République, Gambetta, Henri IV, St Nicolas, Lugol, Jean Rose …. le centre-ville tout entier.
LA PROPOSITION EST POURTANT SEDUISANTE
Pourtant, les débats précédemment tenus avec les habitants de la corniche autour de plusieurs solutions alternatives semblent avoir débouché sur une intéressante proposition :
- la création d’un rond-point au niveau des feux du carrefour de la Route de Varredes avec le Boulevard du Monument Américain, comportant un accès « privé », en double sens, vers les pavillons de la corniche.
- la mise en place de systèmes de protection contre les nuisances sonores et visuelles subies par les habitants de la zone Flandres particulièrement touchée (une réunion de travail sur ce sujet a été décidée pour le jeudi 24 juin)
- la réalisation d’une piste cyclable et de cheminements piétons vers le futur parc Saint Faron, dont l’heureuse création est également confirmée à cette occasion.
UNE SIMPLE QUESTION (que j'adresse ce jour aux élus et responsables municipaux )
Si la solution ci-dessus est retenue, pourquoi ne pas la compléter par la mise en place d’un double sens sur le pont du canal de l’Ourcq, en assurant ainsi l’entrée ET la sortie d’un hôpital enfin désenclavé ?
Cette orientation s’impose si l’on veut vraiment désenclaver l’hôpital, améliorer significativement les conditions de circulation en centre ville et tirer profit de la rocade nord de contournement.
Quelles raisons objectives s’opposent à une telle approche ?
(*) Pour certains d'entre eux, l'obtention assez récente d'un permis de construire témoigne, s'il en était besoin, de l'absence de vision globale dénoncée ci-dessus.