reprise d'un article du Parisien
source < le parisien.fr
En déficit, l’hôpital revoit ses ambitions à la baissePar Valentine Rousseau - Publié le 25.01.2012
De grandiose, le projet a fondu comme une peau de chagrin. Le futur bâtiment E de l’hôpital de Meaux devait regrouper les urgences, les accueils du site, les blocs opératoires et la réanimation. Finalement, il n’accueillera que les urgences. D’ailleurs, il ne s’agit plus du projet E, mais de E’ (E prime). Il prévoit une rénovation complète des urgences, obsolètes, avec leur agrandissement à une fois et demie leur taille actuelle.
L’annonce a été confirmée lors des vœux de l’hôpital, vendredi dernier.Entre 3 et 3,5 M€ de déficit en 2011.
« Il s’agira d’une extension latérale du bâtiment des urgences. Les études sont lancées, mais les travaux ne commenceront pas cette année », précise Martine Ladoucette, directrice des hôpitaux de Meaux, Lagny et Coulommiers.
L’agence régionale de santé, qui aide à financer l’opération, a retoqué le bâtiment E à 62 M€ pour accepter celui-ci, à, « seulement », 10 M€. L’hôpital de Meaux mène un plan drastique de redressement depuis deux ans, avec 4,4 M€ de déficit en 2010, et entre 3 et 3,5 M€ attendus en 2011. Mais impossible pour autant, assure l’hôpital, de passer à côté de la rénovation des urgences.
Optimiser la gestion des services. « Nous devons nous soucier de l’optimisation de l’hôpital, ce qui ne signifie pas forcément des réductions d’effectifs, a insisté Jean-François Copé, président de l’hôpital. Nous devons approfondir le travail service par service, poursuivre le dialogue social à tous les niveaux. Il est anormal que des parties de bâtiment soient vides et d’autres pleines. » Le premier étage du bâtiment A est inoccupé depuis le transfert du bloc obstétrical au pôle mère-enfant. Deux demi-ailes, aux 4e et 5e étages du même bâtiment, sont également inutilisées. Pour gagner de l’argent, l’hôpital a décidé de libérer au plus vite certains lits d’hospitalisation pour développer la chirurgie ambulatoire.
Un hôpital de jour à Orgemont. En avril ouvrira un hôpital de jour de médecine physique et de rééducation fonctionnelle. Quatre places qui devraient voir passer entre six et sept patients par jour, entre les mains d’un kiné, d’un ergothérapeute, d’une infirmière et d’un médecin.
« Une forme moderne de prise en charge, estime la directrice. Les personnes sont contentes de rentrer plus vite chez elles et nous libérons des lits. »Une unité de surveillance post-réanimation. Dans le même esprit, la direction ouvrira d’ici à septembre une unité de surveillance continue de quatre lits, qui complétera la réanimation et accueillera des malades pas suffisamment stabilisés pour entrer en médecine.
« Ces malades occupent trop longtemps la réanimation, empêchant d’autres d’y entrer », argumente Martine Ladoucette.
Le centre de dialyse agrandi. Meaux est le seul hôpital public du département doté d’un service de dialyse. Il doit s’étendre d’ici à septembre pour passer de 12 à 16 postes. Ces réorganisations s’appuient sur un redéploiement de personnel. Pas question d’embaucher dans cette période tendue.