A propos : une interview parue sur le site > Recherche et innovation - Ile de France
« Nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin ! »Interview de Christine Barralis, membre du Laboratoire d’histoire médiévale du CNRS, sur le projet Picri – Cathédrale de Meaux.
L’objectif du projet Picri – Cathédrale de Meaux visait, via un partenariat entre le Laboratoire d’histoire médiévale du CNRS et une association d’histoire locale de Meaux, à mieux comprendre les relations de la société urbaine sous l’Ancien Régime, et plus particulièrement la place qu’y exerçait le clergé.
Comment s’est déroulé le partenariat avec la société civile ?
Le partenariat s’est révélé particulièrement fructueux. Il y a eu des difficultés, auxquelles nous nous attendions et que nous avons donc rapidement surmontées. Celles-ci résidaient dans le manque de formation des associatifs aux méthodes de travail scientifiques : nous leur avons proposé une formation pour y remédier. Leur dynamisme, leur disponibilité et leur force de travail ont par ailleurs constitué des atouts qui ont permis un partage du travail équilibré.
Où en êtes-vous dans l’avancement du projet aujourd’hui ?
Les deux sites internet sont toujours en construction. Le premier site, généraliste, présentera le projet ainsi que les données que nous avons produites. Le deuxième, plus technique, fournira des fiches biographiques sur les membres de la cathédrale au Moyen Âge et à l’époque moderne. Ce site, bien que grand public, sera particulièrement utile aux spécialistes, comme les généalogistes. Des conférences se tiendront durant le mois de mars 2009, durant lesquelles nous ferons partager nos résultats au public.
Enfin, l’exposition sur le chapitre Cathédrale de Meaux clôturera le projet à la fin de ce même mois.
Quelles perspectives pour après ?
Notre collaboration va continuer. La fin du Picri fera office de premier bilan, puis nous poursuivrons les projets. Nous prévoyons également des publications sur nos travaux. Des deux côtés, nous sommes contents de ce que nous avons réalisé. Nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin !
(Article publié le 8 janvier 2009)