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LeParisien.frSprint final au musée de la Grande Guerre (+ VIDEO)Il ne reste plus qu’une semaine à la centaine d’ouvriers et spécialistes pour achever le musée consacré à la Première Guerre mondiale. Visite du chantier en avant-première.Par Valentine Rousseau - Publié le 04.11.2011
MEAUX, MUSÉE DE LA GRANDE GUERRE, HIER. Jean-Pierre Vernet (en haut à gauche), qui a vendu sa collection au musée, est venu pour cette avant-première. Derniers préparatifs avant l’ouverture le 11 novembre : nettoyage, mise en valeur des objets. | (LP/aRNAUD JOURNOIS.) « C’est un musée en chantier qui ouvrait hier ses portes en avant-première à une cinquantaine de journalistes de la presse française et internationale.
« C’est difficile de se faire une idée au milieu des travaux. On aurait dû nous inviter après l’ouverture pour que nous puissions apprécier le musée », estimait une journaliste d’une radio allemande.
Dans chaque salle, du personnel s’affaire à fixer les objets sous vitrine, dérouler la moquette, tendre des toiles blanches au plafond, peindre les cloisons. La plupart des vitrines sont encore vides. Les deux avions, un Spad et un Blériot, sont suspendus dans les airs, toutes les grosses pièces (char, taxi de la Marne, pigeonnier…) ont pris place. Hier, on se demandait comment le musée allait pouvoir être inauguré dans une semaine par Nicolas Sarkozy. Pourtant, il le sera, le 11 novembre à 15 heures. Et ouvrira au public de 18 heures à 21h30 puis tout le week-end, gratuitement.
En attendant, une centaine de personnes s’affairent pour mettre en valeur les collections, sur 3000 m2 d’exposition permanente. Dans l’espace introduction, le film balayant les grands événements du XXe siècle et remontant à la guerre de 1870 est en cours de montage. Le mur blanc de cette salle attend la fresque de no man’s land du dessinateur Jacques Tardi. L’espace mondialisation du conflit évoquera les 35 nationalités impliquées, un point fort par rapport aux autres musées sur la Première Guerre mondiale.
Déjà 250 donateurs ont légué des souvenirs de famille« Nous sommes riches de tous les pays belligérants, nous mettons l’humain au cœur de la guerre et l’accent sur le passage d’un siècle à l’autre, de la bataille de la Marne de 1914 à celle de 1918 », souligne le directeur, Michel Rouger.
L’espace vie quotidienne dans les tranchées est le plus avancé. Deux femmes finissent de placer méticuleusement 500 objets sous vitrine. Depuis six mois, les dons de particuliers s’accélèrent. Les 250 donateurs feront partie des 1200 invités de l’inauguration. Jean-Pierre Verney, qui a vendu sa collection au Pays de Meaux pour créer ce musée, guide les journalistes. Ils sont pendus à ses anecdotes humaines. Ce passionné raconte l’histoire de chaque objet, montre des godillots fabriqués en 1918 avec des orties et des semelles en bois, pointe le premier fusil automatique, raconte que son dernier achat sur Internet, avant-hier, était un téléphone russe. C’est lui qui forme les quatre médiateurs scolaires qui accueilleront les groupes scolaires dès le 21 novembre. Les flashs crépitent dans la salle de préparation des uniformes : les 60 mannequins sont prêts, du fantassin français à Verdun, au pilote anglais, en passant par l’Indien, le Marocain…
« Ce musée ne montre pas les gagnants et les perdants, il dépeint les inquiétudes, les souffrances, place l’homme en fil conducteur de la visite et on comprend comment cette tragédie s’inscrit dans le monde contemporain », se félicite Jean-François Copé, président (UMP) du Pays de Meaux, à l’initiative de ce lieu. »
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