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source : LeParisien.fr


Patrimoine en Ile-de-France : Meaux en plein chœur
Par Valentine Rousseau publié le 17 novembre 2017



La cathédrale Saint-Etienne possède des hauteurs de voûte qui culmine à 31 mètres. LP/Olivier Boitet

Le musée Bossuet consacre jusqu’au 17 décembre 2017 une exposition sur les donateurs de la ville de Meaux (Seine-et-Marne). L’occasion de visiter la cité épiscopale, la cathédrale et son chœur gothique unique.

Chaque semaine, Le Parisien vous fait découvrir un site patrimonial particulièrement riche en histoire. Aujourd’hui : le château de Malmaison, l’ancien palais de l’impératrice Joséphine à Rueil-Malmaison.

Meaux a été la première commune d’Ile-de-France labellisée Ville d’art et d’histoire, en 1988. Sa cathédrale gothique, son palais épiscopal devenu musée, son jardin créé par Le Nôtre, ses restes de remparts médiévaux, forment un bel écrin historique. La plus grande ville de Seine-et-Marne joue d’ailleurs chaque été, avec des centaines de bénévoles, un son et lumière retraçant 1 000 ans de son histoire.

Mais en attendant les beaux jours, baladons-nous sous les ogives de Saint-Etienne. La région parisienne compte peu de cathédrales gothiques : Notre-Dame de Paris, la basilique Saint-Denis, Saint-Maclou à Pontoise, et Saint-Etienne à Meaux. Il a lui a fallu 350 ans de construction, alors qu’une cathédrale s’élevait en moins de 100 ans. « Cela en fait l’une des rares en France à allier tous les styles architecturaux du gothique », pointe Denis Vassigh, directeur du service du patrimoine de Meaux.

Une curiosité liée aux aléas des travaux, des guerres et des finances. La cathédrale est bâtie sur une ancienne église romane, dont le chœur a été démoli au profit d’un autre, gothique, qui s’achève au début du XIIIe siècle. Mais mal conçu, il menace de s’effondrer. Il faut le consolider. Puis la construction reprend, mais subit des arrêts durant la Guerre de Cent ans. Meaux est occupé durant 20 ans par les Anglais, les financements sont difficiles à boucler.
Debout, au milieu de l’édifice, on admire ce chœur qui offre une architecture fine et lumineuse. A l’opposé, la rosace et la tribune d’orgue se découpent dans un style flamboyant, post-XVe siècle. Entre les deux, une partie de la nef est restée dans un style primitif du XIIIe. Les vitraux y sont plus petits.
Les cathédrales étaient les cimetières des chanoines et des évêques. Aujourd’hui, il ne reste qu’une tombe dans le caveau des évêques, celle du célèbre Bossuet, surnommé l’Aigle de Meaux. Deux énormes statues commémorent le centenaire et le bicentenaire de sa mort.



L’Aigle de Meaux, Bossuet. (LP/Olivier Boitet)

Dans la cour de cette cité épiscopale, le Vieux Chapitre a gardé son authenticité. C’était là que les chanoines rendaient justice. On y pénètre seulement sur visite guidée. Le palais, demeure de l’évêque, est devenu musée en 1908. On accède aux salles basses, à la chapelle, à la chambre de l’évêque et au salon de réception. Le parquet du XIXe brille et craque sous nos pas, les fenêtres livrent une vue sur le jardin Bossuet bordé de tilleuls. « Sa forme géométrique rappelle celle de la mitre (couvre-chef, NDLR) des évêques, il a été dessiné par Le Nôtre, précise Denis Vassigh. Ce jardin s’admirait comme un tableau depuis le palais. »

Cet espace de verdure relie le palais épiscopal et les murs de fortification de la ville. A l’époque, ce n’était pas un jardin mais une partie de la ville, avec les maisons de chanoines. Ils ont acheté peu à peu les terres, puis l’évêché a racheté les remparts pour clôturer joliment l’ensemble avant de créer un jardin suspendu, vers 1642. Une bienheureuse idée puisque ce sont les seuls remparts encore debout à Meaux.

La cité épiscopale est en accès libre en ce qui concerne la cathédrale, le jardin et la cour. Des visites guidées pour groupe ont lieu sur réservation. Renseignements : 01.64.33.02.26. Celles pour les particuliers ont lieu d’avril à novembre, deux fois par mois. Les remparts sont accessibles gratuitement les week-ends d’avril à octobre.


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Un musée presque centenaire



C’est un joli musée municipal en parquet lustré, hélas très peu visité. Le musée Bossuet a ouvert en 1908 dans l’ancien palais épiscopal. Il consacre actuellement une exposition aux donateurs de la ville. On découvre une aquarelle de Delacroix et une toile de Courbet, léguées par l’unique fils du Nobel de chimie Henri Moissan, avant de partir à la guerre de 1914. Le musée rend hommage à son plus grand mécène, le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux, qui a donné une cinquantaine de tableaux et une vingtaine de gravures. Vous resterez ébahis devant un herbier en 18 volumes légué par un naturaliste du XIXe.

Dans la chapelle, la ville a placé sous vitrines des objets archéologiques, comme un collier en coquillages de la mer Noire, datant de - 4 000 avant J.-C. Une salle est consacrée à des tableaux représentant Bossuet. Le musée, centré sur les peintures du XVIIe et XIXe, expose en permanence entre 1 000 et 1 5 000 pièces.


Musée Bossuet, dans la cité épiscopale, rue Bossuet. Exposition sur les donateurs jusqu’au 17 décembre. Entrée 3,10 € (gratuit pour les moins de 18 ans, les étudiants et tous les mercredis). Ouvert de 10 heures-12 heures et 14 heures-17 heures (fermé dimanche matin, lundi et mardi toute la journée)
* Conférence gratuite de Jean-Pierre Changeux le 8 décembre à 18 h 30 au musée.

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