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Meldois
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Où on parle de "co-urbanisme"

le Mar 22 Sep 2015, 12:52
Une expérimentationd e la ville de Rennes, et une exposition au Pavillon de l'Arsenal à paris pour parler de Co-urbanisme. Ou comment faire la ville avec ses habitants en partant de ses usages. Chose dont on pourrait sans doute s'inspirer à Meaux ! ça aurait du être ainsi pour l'éco-quartier... ça pourrait être le cas pour la cité épiscopale (pourquoi pas se lancer dans le "co-patrimoine"). Bref une idée...  


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(source : libération.fr)

Rennes laisse les citoyens à la manœuvre
Par Sibylle Vincendon (21 septembre 2015)

Le Pavillon de l’Arsenal à Paris expose des exemples d’expériences de co-urbanisme réussies. Dont celle de l’ancienne faculté des sciences de Rennes, investie par des associations.

Pour faire de la ville avec les habitants, il faut commencer… par ne rien faire. Parce que si le concepteur, le professionnel, l’architecte, l’urbaniste ou l’élu sait tout d’avance, ce n’est pas la peine qu’ils convoquent les habitants pour de supposées réunions de concertation. Le citoyen aura l’impression qu’on lui fait perdre son temps et que son avis, ou même son vécu, compte pour du beurre.

Un urbanisme collaboratif est-il possible ? A voir les quinze expériences de «co-urbanisme» que le Pavillon de l’Arsenal expose à Paris, la réponse est oui (1). Curieusement, pas seulement pour des petites choses. Plus les projets sont gros, longs dans le temps et problématiques quant à l’usage futur des lieux, plus l’intervention des usagers peut se révéler utile. Les gens ne savent pas monter un programme, ne connaissent rien à la réglementation et ne gèrent aucun budget, mais si on leur propose de réfléchir à l’usage d’un espace, voire de s’en emparer, ils le font.

Exemple à Rennes. En 2012, la ville propose à une association, Notre Atelier commun, de se lancer dans une démarche expérimentale pour trouver quoi faire de l’ancienne faculté des sciences. «Il y avait cet énorme bâtiment en plein centre-ville, vacant, difficile à réaménager», raconte Laure Gayet, urbaniste et commissaire de l’exposition. Dans une procédure ordinaire, la puissance publique se serait gratté la tête pour trouver une affectation à ce dinosaure, aurait peiné à dégager les financements d’une rénovation totale, forcément onéreuse, et aurait laissé pendant des années une friche en centre-ville. «Donc, au lieu de programmer l’utilisation de cet espace, il a été décidé d’ouvrir ces bâtiments et de les faire vivre avec ce que les usagers en feraient», résume Laure Gayet.

Résultat : musées, théâtres, écoles, associations d’insertion, ateliers de cuisine ou de bricolage se sont saisis de l’endroit. Depuis février 2012, une trentaine de projets se sont développés dans ces murs. La démarche fait penser à certains squats artistiques qui occupent temporairement des lieux avant de gros travaux. En réalité, elle est très différente, car les occupants sont là pour y rester.

«Leurs expérimentations ont permis de faire un plan-programme, étage par étage», explique Kelly Ung, architecte-urbaniste, elle aussi commissaire de l’exposition. Mieux, ces essais sur zone ont aussi permis «d’étaler les coûts au fil des étages. Tout en occupant les lieux, on peut commencer à les réhabiliter».

En fait, c’est un cercle vertueux qui se met en place entre les utilisateurs et les professionnels qui, à un moment donné, vont quand même être en charge de la réhabilitation. «On a mis au point un outil très technique où la programmation devient à la fin la traduction spatiale d’une activité.» Les gens agissent, les spécialistes finissent par traduire ce qu’ils font dans des plans.

Une démarche fondée sur la participation active des usagers n’est pas la plus simple pour les professionnels. «Habituellement, on a trois réunions publiques et l’élaboration d’un plan guide d’aménagement peut se boucler en cinq mois dans le vase clos d’une agence», explique Kelly Ung. Avec le co-urbanisme, les équipes s’installent sur place et prennent le temps. A Rennes, l’objectif municipal de créer «un site multifonctions» est aujourd’hui atteint. Comme le résume l’exposition, «la non-proposition propose de ne rien prévoir, de partir du site existant et de le mettre à disposition des usagers». Certains espaces de cette ancienne faculté des sciences restent aujourd’hui encore sans affectation. Il faut que tout puisse arriver.

(1) «Co-urbanisme, quinze façons de fabriquer la ville», Pavillon de l’Arsenal, jusqu’au 11 octobre.

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