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Meldois
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Arbres en ville : l'exemple de la Ville de Paris

le Mar 21 Oct 2014, 15:16
Voici quelque chose dont pourrait s'inspirer la Ville de Meaux, pour ce qui est de la question des arbres en ville ; dont Jean François Copé dans le film "mon quartier à changé" rappelait encore «qu'on ne coupe pas un arbre à Meaux sans en rendre compte». Sauf qu'entre les paroles et les actes...

Donc voici cette question telle qu'abordée par la ville de Paris et de manière très pédagogique : Le remplacement des arbres en milieu urbain . (à lire ci-dessous)

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Tout sur le remplacement des arbres et les nouvelles plantations à Paris. Un arbre n'est pas éternel. Il vieillit, contracte des maladies et doit parfois être abattu et remplacé.
 
Pourquoi est-il nécessaire de remplacer certains arbres (dans Paris) ?


1) Parce qu’un arbre est vivant, il n'est pas éternel
Comme tout organisme vivant, l’arbre n’est pas éternel. La plupart des espèces ornementales vivent moins de 100 ans. Les arbres plantés le long des rues dépassent rarement l’âge de 60 à 80 ans. En milieu urbain l’arbre est particulièrement fragile. Il est victime de la pollution, des agressions quotidiennes.  Blessé, il est davantage sensible aux maladies.


2) Parce qu’un arbre malade peut être dangereux
Un arbre qui dépérit doit être abattu rapidement car il devient fragile et potentiellement dangereux :
- La résistance mécanique d’un arbre peut être altérée par des champignons lignivores qui engendrent des pourritures au niveau des racines et/ou du tronc voire des branches.
- Des plaies (de taille, de chocs) importantes et creuses constituent également des points de faiblesses qui peuvent conduire à abattre un arbre.

Un arbre sain en apparence peut être malade et fragile.

 
Un examen visuel de tous les arbres est réalisé 2 fois par an par les bûcherons-élagueurs de la Ville de Paris. En cas de besoin, des outils complémentaires de diagnostic (résistographe) peuvent être utilisés afin de déceler d’éventuelles cavités internes de l’arbre.
 

3) Parce qu’un arbre malade peut en contaminer un autre
 Lorsqu’un arbre est atteint d’une maladie incurable et facilement transmissible telle que la graphiose de l'orme (maladie cryptogamique), l'abattre est la seule solution pour essayer de stopper  l'avancée de la maladie. Ceci afin d'éviter que les arbres voisins soient contaminés.


4) La ville évolue et se transforme
Certains quartiers sont aménagés pour améliorer le cadre de vie de ses habitants (espaces civilisés, réaménagements de places, tramway…). La plupart des projets d’aménagement sont aussi l’occasion de revoir la place de l’arbre dans la Ville.
S'il arrive exceptionnellement que des arbres soient coupés dans le cadre de ces projets, ils sont systématiquement remplacés et replantés en plus grand nombre en des emplacements spécifiques: respect des distances minimales des arbres entre eux, par rapport aux façades, au mobilier urbain et choix des essences en fonction des contraintes spécifiques liées à la voirie ou aux constructions.
L'objectif étant de parvenir à un développement plus harmonieux de l'arbre pour éviter le recours à l'abattage. Les grands projets urbains sont l'occasion de transformer le paysage, de redonner de la couleur à la Ville en amplifiant et en diversifiant la palette végétale.

Comment se déroulent les programmes de plantation ? 
· Des spécialistes au service de notre patrimoine végétal
 
Les équipes de la direction des Espaces verts et de l'Environnement, choisissent les essences des arbres, les plantent, protègent les sujets en pleine croissance, les soignent, et les remplacent quand c’est nécessaire.
· Un soin particulier apporté aux futurs arbres parisiens
La majorité des arbres est issue des pépinières du Centre de Production Horticole de la Ville de Paris. Situées à Rungis, elles produisent près de 4000 arbres par an, dont 2/3 sont destinés aux plantations des rues et  des jardins.
40 ha de terres, sur lesquels sont produits 50 000 arbres, appartiennent à la Ville. De la mi-novembre à la mi-avril, jusqu’à ce que la pleine saison de la plantation se termine, 120 chefs jardiniers municipaux y commandent leurs arbres.


5) De nouvelles essences : 
Afin d’accroître encore la biodiversité du patrimoine arboré, d’autres essences font leur apparition sur les trottoirs parisiens. Ainsi, à côté des platanes, marronniers et tilleuls traditionnels, de nouvelles essences voient le jour : micocouliers de Provence, noisetiers de Bysance, poiriers de Chine, charmes fastigiés, oliviers de Bohême, amélanchiers, chênes verts, lilas des Indes, palmiers…

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