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Meldois
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Localisation : Meaux
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08082014
On commence en partageant un formidable document vidéo d'époque : plusieurs séquences filmées de l'arrivée des américains à Meaux (le 27 et 28 aout 1944), de célébrations (autour du monument aux morts de la place Doumere, ou du monument américain), et des scènes de liesse populaire. C'est le site du Musée de la Résistance en ligne qui le met à notre disposition. Allez visionner cette vidéo sur la page suivante (ou en cliquant sur l'image ci dessous), ça en vaut le coup d'œil !


Le texte suivant est celui qui accompagne la vidéo >

Libération de Meaux

Genre : Film
Type : Reportage
Source : © National archives and record administration, Washington Droits réservés
Lieu : France - Ile-de-France - Seine-et-Marne - Meaux

Découpage du film
27/08/44 : les Américains à Meaux. Défilé des FFI et liesse populaire.
28/08/44 : manifestation patriotique au monument aux morts de Meaux. Blindé et soldats américains (lieu indéterminé). Soldats alliés au monument de Varreddes (canton de Meaux) – monument US aux soldats de la Marne érigé en 1932.


Contexte historique

« Meaux se situe à l'abri d'un grand méandre de la Marne, fleuve apte à la navigation et que deux canaux ont pu parfaire. La voie ferrée Paris-Strasbourg y passe. La ville compte 14.400 habitants. Meaux est le chef-lieu d'un arrondissement de 187 communes regroupées en neuf cantons– l'ancien arrondissement de Coulommiers s'y rattache depuis 1926 –, dont le sous-préfet Poulat, qui y demeure durant toute la guerre, reste un observateur attentif et minutieux. Evêché de Seine-et-Marne, c'est une ville d'histoire (les Meldes, la Réforme, Bossuet), une ville d'art (la cathédrale), mais aussi une ville aux industries diversifiées : fromageries, conserveries, pâtes alimentaires, mécanique et chimie – certes moins notable qu'à Trilport – lingerie (les "bas Guy" des usines Verdier).

Les Allemands implantent boulevard Jean Rose une Kreiskommandantur dont la juridiction se calque précisément sur le territoire de l'arrondissement, au moins jusqu'en 1943, date à laquelle, dissoute (on s'adresse alors à la Feldkommandantur 680 à Melun), elle est partiellement remplacée par une Feldgendarmerie (rue Saint-Faron). Il n'y a pas de services allemands du SD à Meaux : ce sont des Français qui ont joué le rôle d'agents sous la direction de l'un des éléments moteurs du PPF. C'est dans l'arrondissement de Meaux, qui connaît une importante communauté juive, que la persécution raciale s'est le plus fortement manifestée comme, aussi, à la Ferté-sous-Jouarre.

De la Résistance, il est possible de retenir une expression individuelle : celle de Marc Verdier, fils de l'industriel (mort à 27 ans dans son avion de "Normandie-Niémen" en URSS), celle de l'abbé Maurice Rondeau, professeur au petit séminaire, prisonnier de guerre devenu travailleur civil pour soutenir les jeunes requis et mort à Buchenwald à 29 ans, celle de François de Tessan, le député radical socialiste de Meaux, mort également à Buchenwald en avril 1944.

Dans le secteur de Vengeance, le mouvement se fixe à Meaux : on y trouve deux compagnies. La présence de l'OCM est plus notable encore : elle recrute dès le printemps 1942 et surtout en 1943 ; l'élément moteur en est sans conteste Maurice Philadelphe ("Capitaine Gaston"), né en 1899 dans la Vienne et que secondent son épouse et sa fille. Certains sont bien de Meaux, comme l'inspecteur de police de Sûreté, Roland Verresen, recruté en septembre 1942, comme Paul Barennes, futur délégué départemental de l'OCM, futur maire de Meaux. Nombreux cependant sont les éléments enrôlés dans les secteurs de Marcilly (groupe de Raphaël Lamy), de Vendrest… c'est à dire du canton de Lizy-sur-Ourcq. Certains viennent de Défense de la France : ce sont les seules traces de ce mouvement qui semble absent de Seine-et-Marne. L'OCM n'exclut pas d'autres relations. On peut ainsi citer celles d'avec le réseau Bourgogne, créé à Meaux avec le commandant Berge, Léon Morrisson et, depuis mai 1943, Louis Bour, entrepreneur de la rue de la Crèche qui cache un "pianiste", ses adjoints (déportés) et leur émetteur radio. Le terrain de Bouillancy (Oise), qui reçoit trois parachutages en juin 1944, permet l'armement du groupe, du réseau et aussi du maquis de la Rouette, protégé de l'OCM.

Le réseau Publican de Maurice Braun a représenté l'autre grand volet de cette Résistance. C'est le secteur Meaux, que les autres ignorent et qui ne connaît pas les autres. Ce secteur est celui de Camille et Thérèse Morin, dentistes, résidant à Meaux. Thérèse Morin a mis Braun en contact avec des agents et des ingénieurs de la SNCF qui lui fournissent des plans de voies ferrées. Arrêté, Camille Morin s'évade mais doit se cacher et c'est Thérèse qui recueille un temps Maurice Braun lorsque tout s'écroule en septembre 1943. Thérèse Morin poursuivra son action comme agent du réseau Alliance. Dans un rapport au nouveau préfet daté du 2 septembre 1944, le sous-préfet écrit : "L'entrée des Américains à Meaux s'est effectuée sans de gros incidents et sans bataille". La première armée du général Hodges fait tout simplement son entrée à Meaux et se partage avec les résistants la libération du secteur au nord de la Marne. Aucune analogie avec les combats de la IIIe Armée sur le plateau central, avec la bataille de Melun, encore moins avec les journées tragiques de Chelles. Barennes prend, avec Bour, la tête d'un CLL fort de vingt-sept personnes, parfaitement dosé.»

SOURCES : Claude Cherrier, "Meaux" in dvd-rom La Résistance en Ile-de-France, AERI, 2004


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Ci dessous, retrouvez le programme pour les célébrations de cette année, qui marque le 70ème anniversaire de la libération. (source > Ville de Meaux)


Commémoration du 70eme anniversaire de la libération de Meaux

Mercredi 27 août 2014

(Jardin des trinitaire)s

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10h / 18h
Exposition de véhicules d’époques et reconstitution d’un campement en tenue militaire
(Rues de Meaux)
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14h / 17h
Défilé en cortège des véhicules, distribution de friandises et drapeaux
(Places Henri IV et Doumer)
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18h
 Dépôt de Gerbe - Stèle des déportés - place Henri IV
 (Discours officiel - Place Doumer)
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Un verre de l’amitié sera servi dans les salons d’honneur de l’Hôtel de Ville à l’issue de la cérémonie.

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QUI NE DIT MEAUX CONSENT...
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Commentaires

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Dommage que ce soit en journée en semaine. Certes il faut respecter la date, mais pour toucher plus de monde il aurait peut-être fallu proposer quelque chose le week-end.
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